L’aumône et le denier de l’Eglise

Une petite fillette vient voir sa maman :

– « Maman, peux-tu me donner 5 euros pour que je les donne à ce pauvre monsieur qui crie au coin de la rue ? ». 

– « Mais bien sur, ma petite princesse au grand cœur ! Et qu’est-ce qu’il crie ce monsieur ? »

– « Il crie : glaces, bonbons, barbe à papa ! », répond la fillette.

Vous vous demandez ce qu’il peut y avoir de commun entre cette histoire et l’aumône ou le denier ? Et bien je dirais qu’en pratiquant l’un et l’autre, au final on se fait du bien à soi-même !

Souvenez vous de ce que disaient les Pères de l’Eglise :

Celui qui donne au pauvre, a pour débiteur Dieu lui-même.

♦ L’aumône

Faire l’aumône, c’est se laisser toucher par la misère d’autrui et devenir miséricordieux comme Dieu l’est.

Inutile de penser que la misère ne peut être que matérielle. Dans le monde et même autour de nous, il y a beaucoup de personnes qui mendient souvent juste de la compréhension, l’encouragement, un conseil ou un peu de temps (le bien le plus précieux de nos jours)… La misère matérielle est simplement la plus visible…

Oublier donc la pratique de l’aumône, fermer les yeux sur les pauvres, quels qu’ils soient, reviendrait à ne plus voir le Christ et rater ainsi notre propre salut.

♦ Le denier de l’Eglise

Quant au denier, imaginez que l’Eglise, comme ce monsieur de l’histoire crie à tous les coin de rue :

« Baptêmes, Communions, Messes, accompagnement lors du deuil, éducation dans la foi et les vraies valeurs de la vie, protection des familles, respect de la vie, attention aux pauvres et malades, joie, paix et l’amour de Dieu, etc., etc., etc. ! »

Qui n’en voudrait pas ?

Toutefois, comme l’Eglise vit dans le monde, elle ne peut pas accomplir sa mission sans les moyens du monde. Nos parents nous ont éduqué à ne pas oublier le denier de l’Eglise. N’oublions pas nos plus de l’apprendre à nos enfants.

Et n’oublions pas :

La mesure dont vous vous servez pour les autres, servira aussi pour vous !